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Euro U20M: Et que la fête commence !

19 juillet 2018 - 19:49

 International & Euro

Qu'elle commence, certes mais qu'elle soit belle pour les Français qui arrivent en Slovénie avec la certitude que le groupe est soudé mais surtout avec l'ambition intacte de rester en haut du sommet. Ils sont nombreux parmi les adversaires à vouloir faire tomber cette joyeuse bande qui depuis trois ans, agace par sa régularité, son talent et ses performances. Ouverture de l'Euro des moins de 20 ans ce jeudi, face au Portugal, une équipe qui a beaucoup progressé d'une année sur l'autre. 
par Yves MICHEL, depuis Celje (Slovénie)

Le staff des Bleus, Yohann Delattre en tête a mis semble-t-il, tous les bons ingrédients de son côté. Depuis qu'il a repris le flambeau des mains d'Eric Quintin sur cette génération 98-99, l'entraîneur tricolore a voulu que les matches ou tournois de préparation soient qualitatifs et donc disputés face à ce qui se fait de mieux dans cette catégorie d'âge. Les petits Bleus ont pu ainsi se frotter aux Slovènes, à l'Espagne, à l'Allemagne, au Portugal et au Danemark et dans l'ensemble tout s'est très bien passé. Autre garantie, le groupe n'a pas été fermé aux seuls acteurs des deux dernières saisons, couverts d'or à l'Euro en Croatie et au Mondial en Géorgie. Et bien en a pris au coach nordiste ! Car il a fallu pallier des absences majeures sur blessures. Celles du guerrier maori Jonathan Mapu, de la mobylette Benjamin Richert et du couteau suisse Nori Benhalima. Et les Tom Poyet, Robin Dupont-Marion et Axel Cochery (qui était en balance avec Aymeric Lippens) donnent entière satisfaction. Ces trois-là se sont intégrés au groupe sans période d'adaptation. Autre élément qui ne trompe pas, les séances d'entraînement et de mise en place. Et là, si l'humeur est parfois... badine, le sérieux reste le dénominateur commun. Arnaud Parisy (notre photo ci-dessous) qui a dirigé le début de la séance d'hier peut en témoigner. « Ils ont tous dans la tête que la compétition débute demain (ce jeudi), il fallait donc libérer la crispation qui peut exister chez certains, on a conservé un peu de ludique dans ce qu’on leur a proposé, on les a laissés faire mais pas trop. » Il faisait très chaud dans cette arène où habituellement l'équipe de Celje enflamme ses supporteurs et les pauses "réhydratation" ont été nombreuses sans pour autant que le déroulement de la séance ne soit perturbé. Dès que les chasubles ont été distribuées, les visages se sont ouverts car chacun pouvait enfin montrer l'étendue de ses dispositions.

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Et là aussi, les motifs de satisfaction sont multiples. « Lors de l'échauffement des gardiens de but, fait remarquer Parisy, il n'y a eu aucun impact hors cadre. Cela veut tout simplement dire que tout le monde est appliqué.» Il ne faut surtout pas croire que pour les Français cet Euro sera une partie de plaisir, le titre si titre il y a ou les accessits, il faudra aller les chercher ! Kyllian Villeminot et ses partenaires ont tout gagné depuis qu'ils portent le maillot tricolore mais ils sont soudain investis d'une mission. Réussir là où tous leurs prédécesseurs se sont cassés les dents. Monter sur la plus haute marche du podium de l'Euro juniors. Même les Richardson, Fabregas, Mem, Minne et consors n'ont pu faire mieux qu'une médaille de bronze dans cette catégorie.« Si beaucoup de gens sont tentés de faire des comparaisons, ce n'est pas le même groupe. Eux ont leur histoire et nous avons essayé de faire en sorte qu'ils la poursuivent sans se soucier de ce qui s'est passé avant. Ce qui compte, c'est que ces gamins-là regardent devant. Le passé, c'est le passé. » Les candidats au sacre sont nombreux et parmi ceux qui y prétendent, on va retrouver tous ceux que les Tricolores ont depuis quelques années, accroché à leur totem. A commencer par la Slovénie qui hôte de la compétition, se doit d'aller le plus loin possible. Dans le lot des favoris, le Danemark (que les Français retrouveront vendredi en match de poule) qui malgré l'absence de sa pépite Emil Laerke (le meilleur arrière gauche du Mondial U19 n'est pas blessé mais la Fédération en accord avec son club, a décidé de le ménager) présente un ensemble très homogène. La Croatie, l'Espagne et l'Allemagne ne devraient pas non plus être très éloignées des places d'honneur. Reste à savoir si un trouble-fête comme l'Islande, la Suède ou le Portugal peut se glisser dans le carré final et mettre le bazar dans l'ordre prétendument établi. Le Portugal, parlons-en. C'est justement ce jeudi, le 1er adversaire des Français. Depuis deux ans, les Lusitaniens ont beaucoup appris de leurs échecs, ont récupéré quelques pièces maîtresses qui étaient blessées et peuvent poser quelques difficultés à tous ceux qu'ils vont rencontrer.


Un aperçu de la séance d'entraînement des Bleus par Yves MICHEL


Le Portugal n'aura rien d'une formalité douanière

Pour une fois, il faut occulter les statistiques, bien favorables à l'équipe de France. Août 2017, quart de finale du Mondial, après 15 minutes assez accrochées, le travail de sape des Bleus se transforme en correction avec une phase mémorable à 21 passes et un succès 24-34. Janvier 2018, tournoi des 4 nations en Allemagne, la fessée est encore plus forte (25-42). Sauf que depuis, la Seleção a récupéré André Gomes, blessé en plein mondial l'an passé (fracture du tibia), un phénomène, fils d'un ancien footballeur… brésilien et qui avant de signer au FC Porto, brillait à l'ABC Braga qui n'avait pas hésité à le lancer dans l'élite à juste 17 ans. « Je pense qu’on va trouver un adversaire plus fort car il sera plus frais physiquement, prévient Mirko Périsic, un des autres adjoints de Delattre. Sur ce que j’ai pu voir, les joueurs de la base arrière tiennent la route, ils ont une relation très efficace avec le pivot (Luis Frade) et il y a un très bon gardien (Diogo Valerio). » La France devra montrer qu'elle a toutes les capacités à entrer dans la compétition. En battant les Portugais, en envoyant un signal aux autres adversaires et en se rassurant elle-même. « Lors du 1er match, tout le monde est à égalité et c'est souvent là que tu peux faire un faux-pas. On va se consacrer sur nous-mêmes. Ensuite, il va falloir maintenir les Portugais, leur force de frappe de loin, un demi-centre tout en finesse, si on arrive à contrôler ça, on sera dans le vrai. Mais n'oublions pas que ces équipes qui jouent la France ont une envie décuplée. On est l'équipe à battre et on le sait mais on n'est pas là pour se faire battre. » Une dernière séance vidéo à la mi-journée servira à la mise en place et à déterminer la tactique à adopter.

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Trois questions et demie à Gaël Tribillon, ailier gauche de l'EDF des U20

Faut-il appréhender le 1er match qui plus est à l'Euro ?
C'est délicat c'est vrai car cela peut être le match qui donne la tonalité pour la suite. Si on foire le truc d'entrée, on sait que cela peut être  terminé pour nous et comme on veut aller loin, ce serait une immense déception. Même si on les a déjà battus largement, je m'attends à ce que le Portugal nous rende la tâche très difficile. Etre quart de finaliste du Mondial 2017, ce n'est pas rien.

Faut-il se baser sur l'an dernier justement ?
Je sais que l'été dernier, ils nous ont affrontés sans leur meilleur joueur (André Gomes), il est revenu et en plus il y a un arrière droit très performant, de même qu'un pivot et un gardien qui a toujours eu de très bonnes stats.  

Tu es un des tauliers, tu les sens comment tes collègues ?
Je les sens impatients, pressés d'en découdre. Mais je les sens aussi un peu dans l'euphorie…

… ça n'a pas l'air de te satisfaire…
J'aime moyen, je préfère être dans la concentration, être focus sur l'objectif. Rester sur un objectif court et pas de long terme. Gagner l'Euro est l'aboutissement mais ce qui est d'abord important c'est battre le Portugal puis ensuite on passera à la Hongrie. Marche par marche.
 

Les deux premiers de chacun des quatre groupes sont qualifiés pour le Tour Principal, les deux suivants pour le Tour Intermédiaire avec maintien des résultats entre les qualifiés du même groupe. Le groupe A croise avec le B, le C avec le D. Les deux premiers du Tour Principal disputent les demi-finales.

© Yves Michel - Handzone

     

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